Poème Mort
page suivante
Cliquez sur la barre de séparation pour revenir au menu

Ils ne savent pas
Destination finale
La mort du poète
Le secret pesant sur mon coeur et mon esprit
Fardeau lesté de mille pensées les plus noires
Courber l'échine mais ne jamais fléchir
Et dissimuler ses craintes dans le soir.
Ils ne voient pas
Le plaisir et la joie qu'on oublie peu à peu
La mélancolie effaçant un sourire fugace,
Né d'une image d'hier aux reflets de bonheur.
Le visage qui se fige irrémédiablement
L'humeur capricieuse qui profile nos jours
Le mal est maitre et le combat inégal
Ils ne savent pas
Les douleurs et les souffrances qu'elle impose
La détresse qu'elle sème en ton être déchiré
Ton cœur gonflé de larmes de sang toujours retenues
La colère et les hurlements réprimés dans le silence
Pour un devenir avilissant jusqu’à la délivrance
Ils ne savent pas
Le secret pesant que la maladie tait dans ton intimité.
Égrenant les heures d'une lune de miel incertaine.
Ils savent ----mais ils oublient
La peur quotidienne que demain ne sera que soumission
marie.C
Destination finale
Oh amertume qui à moi s'impose
Comme un voile de désolation
Engluant mes espoirs et ambitions
Mes joies à tes pieds je dépose
Vers quel horizon me projeter ?
Désormais mes pensées se mêlent
La raison, de mon esprit a désertée
Et les ténèbres sur ma vie déteignent
Une page se tourne vers un demain
Qui ne me verra plus rire et aimer
Dans la solitude se dessine le chemin
Bordé de pensées et rêves oublier
Sur cette route aux images incolores
Je marcherais seule, perdue et sans arme
Hier ne sera plus que souvenirs indolores
Dans les abysses d'un cœur noyé de larmes
De cette existence suis je sur le seuil ?.
Éden ou Enfer sont ultimes destinations ?
Vous qui demain pleurerez sur mon cercueil
Ne soyez pas triste, la mort était mon oraison
Marie.C
La mort du poete
Elle traverse mes rêves, les plus brefs
Cherchant dans l'absolu les secrets intimes
Regard insistance sans rancune ni grief
Plongeant dans le plus sombres des abîmes
Dans la nuit longue et froide de mon agonie
Les ténèbres envahissent mes pensées primaires
Le bonheur si durement conquis dans l'adonie
N'est plus que bribes fugitives et sommaires
Plaisir de la vie et recherche des plaisirs
Restent en mon cœur, en délicieuse souvenance
Dans cette imparable inertie d'un corps basir
L'amour sincère est chaleureuse soutenance.
A l'heure fatidique ou sonne l'horloge du temps
Saluer la faucheuse dans un sourire résigné
Le cygne danse la mort prématuré du printemps
Et le silence couvre le soupir d'une poète accablée.
retour THEME